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Blog Jam's Brain / Olivier / 4.07.2011 / 3,818 Views /

Point de vue

L’affaire DSK est donc bien une affaire dans tous les sens du terme; politique, médiatique, policière, mais aussi morale, ontologique, psychologique, sociologique.
On pourrait donc l’analyser sous tous ces angles et on n’en aurait pas fini.
On peut être troublé à plus d’un niveau sur le contenu de cette affaire, de ses conséquences et de son a-venir.

Feed back, les images ont choqué le penaud dont je fais partie, non parce que DSK etait un homme riche ou influent, un politique qui pouvait gagner la présidentielle; non, mais celle de l’image d’un homme qui représentait et semble t’il bien au vu et à la lecture des commentaires dithyrambiques sur son rôle au sein du FMI, la France.

Donc, quand les premières images de son arrestation ont été transmises au travers de nos ordinateurs ou de la télé et en boucle, c’était pour le penaud une déception immense du genre quoi ? “lui aussi” …..car ces images étaient tout simplement dévastatrices.

Une fois le choc passé, le moment de l’analyse à froid, des recherches sur le web, des recherches de commentaires sur des gens qui connaissent bien l’homme…
Cette première inculpation en directe live mondiale d’un “homme réputé” où internautes, médias et journalistes groguis, politiques ballants, et procureur vindicatif, est donc le résultat flagrant de ce que nous nommons sur ce blog “le manque de recul”.
Le manque d’analyse à froid entraine un malaise ( un mal être?) une fois que le soufflet retombe.

Comme à notre habitude, nous ne prendrons pas position sur ce blog, bien qu’individuellement, notre position est très claire depuis le début de cette affaire, il n’empêche que ce dernier épisode de Colombo fait froid dans le dos.

De pervers patenté titré sur le New York Times, d’il ya 6 semaines, les titres se sont presque inversés….

Les journalistes qui ont pris une position ferme d’accusateur en auront pour leur frais et d’ailleurs nous verrons s’ils sont capables de mea culpa ? Une amie journaliste me disait ce matin “beaucoup vont raser les murs si jamais il y avait non lieu”.

Il n’empêche
A voir le film “American Violet”, on est en droit de se poser la question de savoir si le système judiciaire américain est arrivé à maturité ? ( les américains sont d’ailleurs assez pragmatiques pour changer assez rapidement) . Protéger les victimes uber alles est une excellente initiative mais prévenir une culpabilité non révélée serait aussi de bon aloi.

Dans ce film, une mère de famille de 4 enfants se voit être accusée de traffic de drogues. A la fin du film, l’Etat du Texas est obligé de changer les règles d’inculpation; gageons qu’il en sera de même pour l’affaire DSK, si son innocence est révélée…

Quoi qu’il en soit, ce système aussi où le procureur est élu, entraine parce qu’il faut de l’echos, de l’éclat, un super zèle vis à vis de l’inculpé et plus le gibier est gros quoi qu’on en dise ……

Il n’empêche aussi qu’on ne peut qu’être bouleversé par cette dichotomie des images, images gravées dan notre esprit que celles de DSK à la sortie du commissariat et celle quasi triomphale a la sortie de vendredi, ce qui accentue, une fois de plus, ce manque de recul, de transition ou de nuances, comme on le voudra, qui est le vrai mal de ce siècle.

Comment s’étonner que sur un même BBM, des adolescents puissent se dire “je t’aime” et puis 5 BBM plus tard se c “detester”.
Un dégât incommensurable sur les valeurs de nos jeunes, en tous les cas pour ceux dont le cocon familial est affaibli ou en manque, donc ceux qui n’ont pas la chance de recevoir des explications rationnelles mais aussi venant du coeur pour expliquer.

C’est dans ce cas, une affaire de distinction entre le bien et le mal qui se joue et qui se superpose ici sans transition…..

Le psyche aurait bien besoin de retourner à l’étude des concepts et des définitions dans le texte. Que penser alors de ceux qui sont capables de commenter un mot plusieurs centaines d’heures dans le texte?

Enfin, tous ces commentaires, où on annonce un futur proche de retour du candidat DSK, alors que rien n’est décidé…..
Decidemment, ca ne tourne pas très rond.

Alors quoi ?
Pour paraphraser, le docteur Yalom, psychoterapeute
“Tôt ou tard, tout le registre du comportement émotionnel est ouvert à travers les images, sous les yeux tant du thérapeute que du patient.
Qui est dans ca cas, le thérapeute ? qui est le patient ? ”

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