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Blog Jam's Brain / Olivier / 6.05.2008 / 1,617 Views /

L’une des vertus les plus difficiles à appréhender est celle du courage, non pas le courage des biceps ou celle de la grosse gueule mais celui de savoir être là au moment opportun, quand, pour simplifier, les choses ou les évènements vont mal.
Je regardais hier sur mon canapé douillet, en zappant une emission sur Arte, ces images de personnes labourant un champs alors qu’à dix ou vingt mêtres, les hurlements de massacres et de tortures humains perçaient leurs oreilles.
Je me suis demandé comment on pouvait vivre toute sa vie, avec ce genre de souvenirs à l’intérieur de soi, avec le souci de continuer dans son quotidien, être né pour l’indifférence, continuer comme un somnanbule son Propre Bonhomme de Chemin, pour soi, pour soi coûte que coûte, malgré les cris et les peines, les tueries et la barbarie pas loin.
Malgré ce qu’on voudrait “se” cacher, on voudrait ne pas avoir vu, on voudrait ne pas avoir entendu, l’horreur de gens massacrés, mais le visage lui ne ment pas, qu’on essaie de prendre ça à la légère, à l’ironie, à la fausse peine, le visage à la fin d’une vie, montre peut être ce qu’on a été, (ce que l’on est)

Une vie vide bête à pleurer, n’avoir pas été là au bon moment, ou justement avoir été là au mauvais moment et n’avoir rien fait, être resté statique, ne pas bouger, une nécrose en forme de mort vivante, un truc nauséabonde qui vous poursuit peut être même après la mort.
Un truc dur, dur, dur. Le courage de faire et de défaire au risque de sa propre perte, la collectivité comme paroxysme du bien ou de la barbarie à visage humain. Le courage d’aller au delà de ses limites.

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