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Blog Jam's Brain / Olivier / 23.07.2009 / 1,398 Views /

Depuis l’émotion apportée par Meryl Streep, peu d’actrices m’auront donné autant d’émotion que Kate Winslet, la jeune adolescente doucereuse de “Titanic”, s’est muée en une très grande actrice, jouant avec un brillot rarement rencontré au cinéma. Au fond, je retiendrai la lourdeur de son regard et le poids de sa démarche.

Pourtant, le réalisateur Stephen Daldry ne ménage pas l’actrice, plan serré, images crues, des scènes de nue assez rudes, et au final très crues. Une émotion forte que le réalisateur a voulu brute comme pour dissiper l’émotion que cette histoire apporte.
Il faut noter la très grande performance du jeune David Kross qui ne fait pas partie de la photo de l’affiche, c’est dommage, il méritait largement sa place.
Bien sur la place naturelle prise par un Ralph Fiennes, impéccable.

Réaliser un bon film sur un Best seller ( best seller allemands à la fin des années 70′ si mes souvenirs sont bons) n’est pas facile surtout sur un sujet aussi délicat.
Une fois, les rideaux fermés, il faut avoir force et perspicacité pour fermer les yeux et s’interroger sur ce que l’on ressent à la sortie du film.

Faut il avoir de la compassion pour cette femme ?

Pourquoi à aucun moment, ne ressent on de l’horreur contre elle? , la beauté de l’actrice ( pourtant enlaidie mais si belle dans cette posture) y est elle pour quelque chose dans cette émotion déviée ?

Pourquoi ressent on comme un malaise que cette femme, capo de camps, reçoive une telle sentence ?

Quid des autres coupables, qui n’ont sans peine de leurs actes, continuent à tricoter pendant le procès, tandis qu’elles jettent leur venin sur Hanna Schmitz, bête et presque crédule d’un système clos, dictatorial et deshumanisé comme le système des nazis ?
Cela me fait penser à un procès récent peut être aussi horrible ou la loi du silence arrive jusqu’aux portes de la cour d’assise, où l’un des témoins, non content d’avoir berné la cour, en déclarant ne pas connaitre le gang des barbares, s’en va de la salle en faisant un clin d’oeil appuyé au box des accusés.

Enfin, la culpabilisation, in fine, et le suicide de la femme que l’amour a peut être ouvert l’esprit, elle qui transportait son malaise sans savoir l’expliquer.
Ou Est ce tout simplement, le passage de l’analphabétisation au regard de l’éducation qui donne sens aux actes?

Jusqu’où va alors le pardon et peut il y avoir dans ce cadre Pardon ?

L’émotion des images entrainant empathie est elle condamnable ?, mais alors tout ce qu’on encaisse tous les jours comme images, qui sait faire le tri, qui a assez d’esprit critique pour réellement le faire ?

L’éducation comme point d’orgue de toute analyse ?

Des questions plus qu’actuelles dans notre système actuel d’économie mondialisée au sein d’un système de communication web généralisé …….

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