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Blog Jam's Brain / Olivier / 1.08.2011 / 2,417 Views /

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Plusieurs films troublants sur le thème de la famille agitent le cinéma d’auteur dont on sait par expérience qu’il est précurseur de phénomènes sociologiques à venir. ( sur ce thème, c’est d’autant plus vrai que le tueur fou de Norvège dit s’être inspiré d’un film de Lars Von Tiers comme quoi il n’y a pas de hasard …)

On retiendra 2 films forts, Animal kingdom, film du réalisateur David Michôd, qui présente un mélodrame dans une famille dans une ville anodine d’Australie (2010) et où on retrouve les reflexes d’une tribu animale ( la lionne avec ses petits ?) ou encore American Crime (2007), choc familial dans les 60 aux Etats Unis, aussi dans une petite ville à priori sans histoires.
2 films aux faits réels et avérés ( même si un film ne peut jamais révéler l’horreur d’une situation vécue)
Chaque fois, les mêmes symptômes ou ingrédients:
un père absent momentanément ou définitivement
une mère en mal être autoritaire dans l’essence, aimante dans son extérieur, associée à une hystérie profonde
Des enfants autour qui subissent la loi de la famille et qui sont contraints de suivre les décisions collégiales de la famille coûte que coûte pour se protéger de “l’extérieur”
Un huis clos dans un “village” ( ce pourrait être un quartier, une rue de banlieue) où les voisins proches ne veulent surtout pas savoir ” surtout ne pas intervenir” et ensuite au procès ” on ne voulait pas savoir”
Pour que le drame puisse éclater, l’introduction de personnes extérieures à la famille ( un neveu dans le premier cas, 2 merveilleuses petites filles dans le second).
Pire encore, dans American crime, l’une pièces rapportées à la famille ( jouée admirablement par Ellen Page ( Juno)) se fait tabasser par l’ensemble des collégiens comme une attraction de cirque.
Ne pas croire alors que ce phénomène n’appartient qu’au petit village perdu des Etats Unis, plus près de chez nous, les brulures de cigarettes infligées comme un jeu sur la peau de ce jeune homme rappelle l’épisode barbare et malheureux récent en France, Vous souvenez vous ?

Alors que viennent nous apprendre ces films et surtout que peut on en déduire ?

La famille constitue le dernier bastion de stabilité face à une extériorité de plus en plus sauvage à cause une fois de plus de ce zappening de plus en plus assourdissant qui fait “mal à l’ame”
Si les choix de base sont mal choisis au sein de la “famille”, quid des conséquences ?!
L’autorité familiale quand un parent est absent, comment concilier justement cette absence pour maintenir un équilibre ?
Le père qui tend a se “féminiser” la mère a se “masculaniser”, quelles conséquences ?
Enfin et surtout, évaluer le mal être de chacun jusqu’au crime les plus horribles ( c’est peut être pour cela que le thème des publicitaires, a contrario est tellement  le mot amour ou love ?) , jusque supporter l’intolérable.
Tout est donc bien une question de dosage et d’équilibre.

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