Grosse discussion ce week end au sujet de l’influence des reseaux sociaux et du temps passé sur ce genre de site.
Les fameux Facebook, myspace, et autres confrêres d’ailleurs moins connus du grand public, servent ils à quelquechose de réel ?
5 jeunes hommes agés entre 25 et 38 ans, autour d’un petit dej, 3 cadres un de la banque, un de l’informatique, un avocat, un artiste, un commerçant.
D’abord, c’est très interessant d’écouter ce que nous disent les internautes web 2.0 “de passage”. Ils utilisent le web machinalement, n’utilisent en général que 15 à 20 % des fonctionnalités et ont une approche somme toute assez passive des instruments. Ensuite, une certaine résistance intellectuelle perceptible, je n’ai pas entendu de volonté proactive profonde.
Myspace, ils le connaissent mais ne l’utilisent que rarement sauf pour l’artiste danseur qui a crée sa page mais dont le retour est assez moyen, bon ça existe, c’est bien, point.
Le site Facebook a toutes les faveurs des autres ( nous avons à maintes reprises expliqué pourquoi) mais plus dans un ton ludique, qu’une véritable stratégie commerciale de RP ou autres.
D’ailleurs, pour les intervenants, c’est génial de pouvoir creer des groupes et d’avoir une certaine influence sur un site qui réunit 50 millions de personnes ( chacun connaitra son 1/4 d’heure de gloire) mais savent ils que 3 % des groupes comme des applications sont utilisées par les internautes. Et celles ci sont l’apanage en majorité des internautes anglo saxons qui descendent vers nous ?
Puis, viennent les nombreuses questions sur les mécanismes du web 2.0 et de son utilité, à quoi ça sert vraiment ? ( dans leur idée, c’ est juste du ludique et un peu plus).
L’intervention de l’un d’entre eux, fier de montrer le titre du Figaro, “Facebook va utiliser les données personnelles à des fins publicitaires”.
J’en conclus que 2 phénomènes risquent d’arriver quand on reflechit à leur raisonnement: l’une concerne les entrées bidons ou les faux avatars, de plus en plus de mythos vont éclore dans ces reseaux sociaux ! d’abord parce que l’utilisation des données perso posent effectivement un problème, secondo parce que si le système joue avec nous, les internautes vont vouloir jouer avec lui, n’oublions que le web 2.0 est un web pour et surtout par les internautes. Se battre frontalement contre eux, est perdu d’avance, à moins de savoir partager . Les sites le veulent ils vraiment ?
Même si l’écosystème n’est pas parfait, et que de nombreux ingredients marketing vont être intégrés dans les mois qui viennent, le web 2.0 fait partie de près ou de loin des nouveaux modèles économiques incontournables et les marques qui ne voudraient pas aller vers ce modèle, alors le modèle viendrait à elles mechamment.
3 ingrédients d’inspiration philosophique sont necessaires et ne doivent pas être perdus de vue dans la construction des modèles web 2.0 :
Le ludique
L’intelligent/ la finesse/ l’esprit
Ceux qui oublieraient ces paradigmes en auraient pour leurs frais
Le risque nait aussi du brouhaha qui amenerait à vouloir tout unifier en oubliant le sens des valeurs qui font le web 2.0.
Juste une citation de Isaac ABRABANEL ( 16ème siècle): ( Au moment de la tour de Babel), les hommes cherchèrent à excercer leur pouvoir abusif et à se fixer comme fin de leur pensée…. ils construisirent une tour afin de s’y rencontrer pour s’y associer et devenir juges par eux mêmes au lieu de garder l’esprit des gens de la campagne.
Ils pensèrent que leur fin spécifique consistait dans leur rassemblement des cités afin de perpétuer leur association et leur lien social. Tel était pour eux le degré suprême des fins humaines, avec tout ce qu’on peut en déduire sur le plan des noms, des nombres, des autorités, des honneurs imaginaires, des désirs de capitalisation, des biens, de la violence, ….”
Mysticisme, invraissemblance ou future actualité ?
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