Blog Jam's Brain / Olivier / 23.06.2008 / 585 Views /

J’ai lu en intégrale et dans le Paris Match de l’époque l’interview que Isabelle de Wangen a fait à Mesrine l’été 1978.

Les faits d’abord:

Dans un train, je vois un jeune homme lire un Paris Match avec en couverture Romy Schneider.

Intrigué, je fixe le journal; que vient faire Romy Schneider, je baisse les yeux pour regarder les autres titres, Mesrine, l’interview exclusive, peut être l’anniversaire de la disparition de la grande Romy, et Mesrine va être à la mode à la rentrée avec 2 films sur lui, je me dis, tiens le journal n’a rien sous la dent, ils font du neuf avec du vieux.

Intrigué quand même, je continue à fixer le journal, le gars d’en face assez sympa le remarque et me le tend en me disant, ” c’est le vrai, l’authentique, il a 30 ans”

Un Paris Match d’il ya 30 ans, comme neuf, grâce aux bons soins de Mme Helmann, grand mère de son petit fils qui me tend maintenant son journal, avec plaisir.

Du vintage authentique, ça se deguste, ce qui me frappe d’emblée, en lisant les articles, c’est la rigueur des articles et la recherche de la profondeur de ce qui est écrit, à notre époque, moins de recherches, de nuances chez les journalistes, moins de connaissances, peut être, ou peut être plus évasives.

j’arrive à l’interview de Mesrine et de ce homme, mi voyou mi gentleman à la Arsene Lupin, ces voyous qu’on aime bien, parce qu’ils respectent les femmes et les amis, : ” il n’était pas question pour nous de faire du mal aux femmes” parlant d’une prise d’otages, parce qu’ils savaient aussi qu’ils devaient être punis par la loi et qu’ils profitaient du temps qu’il pouvait profiter.

Isabelle de Wangen est reçue lors de l’interview avec certes 2 revolvers et une caisse de grenades sur le côté au cas où, et quelques liasses de billet jetées, mais aussi, une table dressée, Pommery, fromage frais, Gigot

Morceaux chosis de l’interview:

“un homme aux abois, c’est un homme qui a peur et je n’ai pas peur”

Parlant de son évasion, et donc de sa fuite: ” je suis le gibier, et autour de moi des milliers de chasseurs, la chasse est ouverte et elle ne se refermera pas”

plus loin ” on veut ma peau et je la défends, je ne défie pas la police, je joue ma liberté”

“A la finale, il y a un certain respect mutuel, Broussard, je le respecte”

“il est certain que j’ai des regrets mais j’ai le dos au mur”

Emotion et petit accès de faiblesse, avec le regret d’une vie tranquille.

Après le casse de Deauville, où Mesrine reçut 3 balles dans le corps ” je ne suis pas seul, des gens m’on aidé, quoiqu’il m’arrive, je peux comper sur des gens qui m’aiment”

Pas de commentaires
RSS des commentaires