Blog Jam's Brain / Olivier / 18.02.2008 / 346 Views /

Peu de films ne m’auront autant dérangé que ce film “les faussaires”. Disons le tout de go, c’est un très grand film.
D’abord parce qu’il s’agit d’un film d’aventures, avec de l’intrigue . C’est un vrai film sur la mémoire, l’air de rien, il vous prend pour ne plus vous lâcher ( et dans ce sens)
Le sujet: Salomon Sorowitch “Sally” est réputé comme le plus grand faussaire du monde. Il est arrêté et envoyé dans un camps de concentration, nous sommes au début de la guerre.
Grâce à son don du dessin, il se fait remarquer et peut, comme ça, passer entre les morts pendant plusieurs années, jusqu’au moment où il est envoyé dans un autre camp et il retrouve Herzog, le nazi qui l’avait arrêté au départ.
Celui ci lui propose un deal;: ” Trouve le moyen d’imiter des fausses devises ( livres et $ ) pour destabiliser l’économie des alliés, et je te laisserai à toi et ton équipe la vie sauve et des “conditions de camps” plus favorables”
C’est là que le spectateur sans être à parti ( ce qui est encore plus fort) se met à la place de ces prisonniers privilégiés et si j’étais parmi eux, aurai je saboté le plan des nazis, aurai je fabriqué ces pourris billets?, alors que dans le camps à un mur en bois près, c’est l’horreur la plus nauséabonde, nos fins limiers se disputent, “Sally” est bien au centre de nos hésitations, et en tant que chef de bande, il fait de son mieux, mais y a t’il un mieux dans l’horreur ?
On lui rappelle ce qu’est “pactiser” avec l’ennemi lorsque, par exemple, un soldat lui pisse sur la tête, ou encore quand son fils adoptif se fait tirer une balle dans la tête.
L’avant dernière scène est encore plus dure et nous donne comme un goût de vomi, alors que les nazis ont fui, et que le camp est libéré, le mur de bois qui séparait les faussoyeurs des gens des camps, s’abat. Deux mondes
Leur situation est tellement différente des autres gens du camp ( la scène du lit) qu’on les prend pour des nazis, il ne serait être possible d’être dans d’aussi bonnes conditions dans un camp ? C’est là que le spectateur est le plus mal ” il ya 5 minutes, j’étais d’accord pour qu’ils les fabriquent ces foutus billets” se dit on inconsciemment
“Sally” veut enterrer un “collègue” qui vient de se suicider, il passe le mur de désolation, puanteur, le gris, des morts partout, le regard des prisonniers.

La dignité, c’est ce que j’ai retenu de ce film.

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