Cela fait des années que j’entends son nom, plus de 6 ans que des manisfestations se font un peu partout demandant sa libération.
Je ne sais pas trop bien pourquoi et ce qu’elle voulait faire en Colombie, et à la limite, c’est elle en tant que femme, mère, ange, mais aussi combattante, idéaliste que je perçois à travers cette lettre dans “El tiempo” et reprise dans le Monde daté d’aujourd’hui que je veux décrire, parce que ses mots m’ont ému et qu’ à travers elle, c’est aussi à d’autres que je pense comme Guilat Shalit, emprisonné par le Hamas depuis plus de 500 jours.
Je lis et relis sa prière en essayant de digérer tous ses mots, tout en regardant la vidéo de cette femme, les yeux baissés, je sens la voix lourde, fatiguée mais somme toute vivante.
Cette lettre écrite sur le vif, elle regrette presque de n’en pas avoir assez dit, elle voudrait tellement y mettre tout son soul.
Elle y parle d’elle, de sa vie au quotidien ou plutôt de sa non vie ” la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps” ou “tout est stressant,et pourtant elle admet elle même ” chaque chose est un miracle”.
Elle y adresse ses conseils et ses priorités pour sa famille et surtout pour ses enfants, une sorte de testament ou une prière comme celle d’une prophetesse de la Bible prodiguant ses voeux avant de (re)partir, avec parfois des rêves et des douceurs ” mon lorenzo doit être comme ça”
Ensuite, on y trouve une femme leader, une femme convaincue, je ne comprends qu’à demi mots ses combats, et d’ailleurs je ne veux pas en savoir plus. Ce qui m’interesse, ce sont ses mots qui m’ont transpercé, à travers elle, un icone de toutes les souffrances des autres otages.

[…] du commun; à peine arrivée, elle est déjà en pleine course, en bonne santé paradoxalement à la vidéo qui avait été transmise il y a 7 mois , une femme qui a du peps, laissons la deguster ces moments de vie et de bonheur avec sa famille, […]